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2020 - L'anguille : La Brière contribue-t-elle à sa sauvegarde?

Depuis des décennies les densités d’anguilles chutent dans les marais et rivières. Destruction des habitants naturels, barrages, populations, prédations, se conjuguent pour les limiter, parfois drastiquement. Certains territoires, comme la Brière s’en sortent mieux que d’autres. Elles bénéficient d’écosystèmes aquatiques étendus, globalement bien conservés, localisés à proximité immédiate des plus importantes arrivées de civelles en Europe ainsi que d’une volonté politique pour restaurer les remontées de civelles. Quelles sont les actions menées sur notre territoire?

Triennal

2018-2021

Communes

Assérac, Besné, Crossac, Donges, Guérande, Herbignac, La Baule-Escoublac, La Chapelle-des-Marais, Mesquer, Missillac, Montoir-de-Bretagne, Pont-Château, Pornichet, Prinquiau, Saint-André-des-Eaux, Saint-Joachim, Saint-Lyphard, Saint-Malo-de-Guersac, Saint-Molf, Saint-Nazaire, Sainte-Reine-de-Bretagne, Site Natura 2000 Grande Brière et marais de Donges, Trignac

L’anguille ne fait que   grandir  dans les rivières et zones humides du continent européen. Sa maturation sexuelle, sa reproduction, l’incubation de ses œufs et le développement de ses larves se font au cœur de l’Océan atlantique. Ses étapes clés de son cycle biologique, indispensables au renouvellement des générations nécessitent qu’un nombre suffisant d’anguilles européennes parviennent au large de la mer des Sargasses.

Pour assurer ces continuités écologiques, le parc et ses partenaires surveillent de près les mouvements des colonies notamment au niveau des ouvrages.

Evolution des densités moyennes d’anguilles en Brière selon les âges : à l’image des individus entrés en 2013, la cohorte se maintien 2-3 ans avant de s’effondrer brutalement. Source Université de Rennes 1-Pnr Brière

Des efforts qui paient 

Les suivis scientifiques menés annuellement mettent en évidence un meilleur recrutement depuis 2012. Mieux encore : les civelles entrées survivent bien et grandissent pendant 2-3 ans. Au-delà de 4 ans en eau douce, les effectifs chutent fortement et anormalement.  Ils posent la question de la capacité des marais de Brière et du Brivet à produire des futurs géniteurs.
Afin  d’y répondre, les Syndicat mixte du Parc naturel régional de Brière, les gestionnaires des milieux  aquatique et de la pêche  se sont rapprochés du Museum national d’Histoires Naturelles et de l’équipe d’Eric Feunteun, directeur de la station biologique de Dinard https://borea.mnhn.fr/fr/users/eric-feunteun

Une étude spécifique est en cours de construction et devrait permettre d’évaluer les flux d’anguille argentées s’échappant en mer ainsi que les facteurs régulant leurs effectifs. Elle impliquera le déploiement d’outils scientifiques spécifiques ainsi que la coopération de la pêche traditionnelle amateur. Elle permettra de mieux sauvegarde ce patrimoine commun.

Retrouverons-t-elles l’Océan qui les a vu naître ? 

Ce projet d'étude est mené avec le Muséum national d'histoires naturelles: 

 

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Technicien :

Photo de Jean-Patrice DAMIEN
Jean-Patrice DAMIEN

Chargé de mission environnement

A l’interface entre l’expertise scientifique et la gestion des écosystèmes, je rassemble les personnes ressources sur deux thématiques à forts enjeux local : la préservation du patrimoine piscicole et la gestion des espèces exotiques envahissantes. Je développe des programmes de recherche appliquée à la gestion, pilote des suivis biologiques puis transmets les acquis et soutien les gestionnaires pour la réalisation de leur intervention. Innover et comprendre pour mieux préserver les zones humides, leur biodiversité et l’attrait collectif que nous leur portons mobilise mon implication au sein du Parc et de ses habitants.