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Les inventaires de terrain : une action fondamentale du Parc

Publié le 22 mai 2018

"Depuis 1999 le syndicat mixte du Parc naturel régional de Brière cartographie les implantations annuelles de la Jussie. Cette veille du territoire s'est étendue à d'autres plantes invasives: Myriophylle du Brésil, Baccharis, Crassule de Helms, Élodée du canada....
Fondamental, ce suivi permet d'évaluer la dynamique de colonisation de la jussie et des autres plantes mais aussi d'organiser et d'évaluer l'efficacité des opérations de contrôle. Il identifie de nouvelles implantations permettant l'élaboration d'une réponse précoce avant une colonisation plus générale. Les cartographies réalisées sont indispensables pour partager l'information avec l'ensemble des acteurs locaux (administration, particuliers, agriculteurs) et régionaux ainsi que pour sensibiliser à la problématique des plantes invasives. Pour les scientifiques ces données annuelles sont des éléments essentiels d'étude dont peu de territoires disposent.
Ces inventaires sont les fondations constitutives de la stratégie déclinée dans le pacte local contre le développement de la Jussie.
Chaque année, se sont près de 4500 ha de marais, 700 ha de plans d'eau et 700 de km de canaux qui sont expertisés.
L'inventaire 2018 a commencé le 22 mai dernier. Maxime Hourdé et julien Giocanti ont été recrutés pour cartographier ces plantes sur l'ensemble des marais du Parc naturel. Une mission de 4 mois et demi, qui complétera l'état des lieux et apportera une vision fiable de la présence des espèces invasives. Une activité à 95% sur le terrain génératrice de liens avec les usagers des espaces naturels rencontrés lors des prospections".

Les inventaires de terrain : une action fondamentale du Parc
Photo de Jean-Patrice DAMIEN
Jean-Patrice DAMIEN

Chargé de mission environnement

A l’interface entre l’expertise scientifique et la gestion des écosystèmes, je rassemble les personnes ressources sur deux thématiques à forts enjeux local : la préservation du patrimoine piscicole et la gestion des espèces exotiques envahissantes. Je développe des programmes de recherche appliquée à la gestion, pilote des suivis biologiques puis transmets les acquis et soutien les gestionnaires pour la réalisation de leur intervention. Innover et comprendre pour mieux préserver les zones humides, leur biodiversité et l’attrait collectif que nous leur portons mobilise mon implication au sein du Parc et de ses habitants.