Faune et flore du Parc de Brière


 "Et partout ondulaient les grands roseaux, abris des oiseaux sauvages. De loin en loin, cette jungle laisse briller de pâles étangs. puis des îlots ressurgissent, puis des roseaux se reforment, puis d'autres eaux reparaissent et la Brière semble n'avoir pas de fin..."
Le voyageur de passage qui découvre aujourd'hui ces paysages éprouve sans doute cette même émotion si justement exprimée il y a près d'un siècle par Alphonse de Chateaubriant. 
 
La grande diversité de la faune et de la flore du Parc naturel régional de Brière a justifié en 1995 l'inscription des marais de Brière et du Mès à la Convention Internationale de Ramsar (signée en 1971 en Iran).
 
Ces paysages d'exception s'organisent en différents types de milieux. 
 

Roselières secrètes

 
Les roselières couvrent aujourd'hui près de la moitié des marais de Brière. Monde secret où tout est furtif, elles abritent Campagnol amphibie, Mésange à moustaches, Butor étoilé et autre Busard des roseaux…
 
Vertes au printemps, blondes en automne, elles sont le royaume des grands Hélophytes, Jonc des chaisiers et autres massettes...
 

Prairies humides

 
Les prairies humides naturelles s’étendent à perte de vue.  Leur intérêt floristique exceptionnel les place au tout premier rang français pour la préservation des espèces de milieux humides. À proximité de l'estuaire, la présence du tamaris, de la guimauve et du trèfle maritime témoigne des remontées anciennes d'eau saumâtre lors des grandes marées
 
Hôtes réguliers, Belettes, Hermines et Lièvres d'Europe côtoient les oiseaux hivernants et migrateurs tels la Barge à queue noire, le Combattant, le Hibou des marais, le Canard pilet…Au printemps, les grenouilles vertes s'y rassemblent ainsi que les Brochets et les Carpes.
Ces milieux ne peuvent maintenir leur diversité sans l'activité humaine (pâturage et fauche).
 

Canaux et plans d'eau

 
A proximité des buttes et des îles habitées, les canaux  s’ouvrent sur de nombreux plans d’eau : les piardes et les copis. «la piarde à Julot », « la piarde à Eugène », « copis ardent » et autres « copis olive »… Chacun porte un nom. Ces plans d'eau peu profonds essentiellement situés dans le marais de Grande Brière sont d'anciens lieux d'extraction de la tourbe.
 
Au printemps, le monde végétal explose dans ces zones de faible profondeur. Certaines plantes s'étirent et ondulent, d'autres flottent (Lentilles d'eau, Morènes…) ou étalent leurs corolles de couleurs (Nénuphars, Utriculaires) .
 
Au cœur de cette végétation, insectes aquatiques, amphibiens et poissons constituent un inépuisable garde-manger pour bon nombre d'oiseaux (Guifettes, Hérons, Foulques) et de mammifères tels que la Loutre.
 
Mais depuis quelques décennies, cette richesse est en danger. L’Ecrevisse de Louisiane s’est implantée depuis 1990 dans ces milieux et a dévasté les herbiers aquatiques, modifiant en conséquence l’ensemble des chaînes alimentaires.
 


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