Les artisans du chaume

Très vite, l’homme a su qu’il pouvait tirer parti du roseau. Mis en bottes compactes et fixé sur une charpente, le végétal est devenu plus qu’une toiture : une couverture chauffante, isolante et belle de surcroît.

Entre 150 000 et 200 000 gerbes de roseaux sont utilisées par les artisans chaumiers par an.

Seulement 25 000 sont prélevées dans les marais briérons.

Un savoir-faire séculaire

Très vite, l’homme a su qu’il pouvait tirer parti du roseau. Mis en bottes compactes et fixé sur une charpente, le végétal est devenu plus qu’une toiture : une couverture chauffante, isolante et belle de surcroît. Alors instinctivement, le briéron s’est fait chaumier, perché entre ciel et terre, couvrant, passée après passée la géométrie des toits. Il a peaufiné son art au point de l’élever au rang de méthode briéronne. Le nez en l’air, il s’est promené pour observer les toitures d’ailleurs : de Hollande –autre pays d’eau- et a ramené une autre façon de faire.

Une fois extrait du marais le roseau est mis en javelle pour être séché.

T.Thudor

 

Une tradition perpétuée et modernisée

Geste après geste, la maison se couvre de son manteau que lissent à la perfection les ultimes coups de fauchet, et que couronne un faîtage de terre et de tourbe étalé sur un grillage. Les artisans-chaumiers perpétuent la tradition du toit de chaume dont ils ont su moderniser les techniques. Ils signent de leur savoir-faire l’architecture originelle de la Brière »

Le geste du chaumier est précis

T.Thudor

 

Les techniques de pose

– La technique à la poignée Technique traditionnelle qui consiste à poser le roseau par bandes verticales d’environ 70 cm de large du bas vers le faîtage. – La technique à la barre Technique de pose qui consiste à poser le roseau par rangées horizontales successives du bas vers le faitage. – Le Repiquage Technique traditionnelle spécifique au territoire de Brière, qui consiste à conserver dans la mesure du possible la couverture inférieure du chaume. Cette technique explique l’épaisseur plus importante des anciennes chaumières de Brière par rapport aux autre régions de France, du fait de l’ajout de chaume neuf sur l’ancien chaume encore en bon état. »