Moustique quand tu nous piques!

Les moustiques sont des insectes diptères présents sur l’ensemble des terres émergées de la planète (à l’exception de l’Antarctique). Toutes les espèces ont un développement larvaire aquatique dans un milieu appelé gite larvaire.

Le Moustique est partout

©L. Desrues

 

Tout type de milieux, vaste ou de faible dimension, retenant temporairement ou en permanence de l’eau (eau stagnantes, sans courant), est susceptible d‘accueillir le développement larvaire de moustiques. Ces milieux vont de vastes plaines inondables à de petits récipients domestiques ou petites retenues d’eau naturelles (flaques, creux d’arbre, collecte d’eau du feuillage de certaines plantes)

Les larves ont un rôle de « collecteurs-filtreurs, » et de « convertisseur », transformant les particules de matières organiques dont elles se nourrissent. Elles sont la proie de poissons, crustacés, larves d’insectes (odonates, coléoptères).

Les espèces « préjudiciables » en Grande Brière se développent en milieux temporaires de sous- bois réduisant leur intérêt dans la chaine alimentaire. Les espèces de roselières et de prairies inondables sont présentes en trop faible densité pour présenter un intérêt trophique significatif.

Seules, les femelles piquent!

Les moustiques adultes, via les piqûres des femelles, sont des vecteurs de maladies nommées arboviroses  et jouent à l’échelle mondiale un rôle dans la régulation des populations d’espèces « hôtes » (transmission de virus, de plasmodium, de filarioses, de bactéries).

Dans nos régions, ils constituent des proies occasionnelles comme le montre l’analyse des contenus stomacaux de chauves-souris et d’oiseaux.

Intérêt nutritif :

– par leur faible taille, ils  constituent une faible ressource alimentaire.

– les densités sont faibles dans nos régions ;  les moustiques adultes sont individualistes et ne volent pas en nuées.

Disponibilité pour les prédateurs potentiels

– dans la journée, la plupart des espèces sont tapies dans le couvert végétal et sont indisponibles pour les oiseaux (gites de repos).

– Le soir, les individus se rassemblent autour de leur « hôte » et là aussi, sont peu disponibles pour les oiseaux et chauve-souris.

– les captures par les prédateurs ne peuvent s’effectuer qu’occasionnellement, lors de leur déplacements entre les gites de repos au site de repas sanguin (piqûre).

 

Des espèces sous surveillance

L’EID Atlantique, Etablissement Public financé par ses départements membres, a pour mission la surveillance et la régulation des populations de moustiques vulnérants et potentiellement vecteurs de maladies. La méthodologie appliquée est basée sur le principe d’une lutte intégrée respectueuse des zones humides.

Sur le territoire du Parc naturel régional, la régulation concerne essentiellement les espèces de marais salants, salés ou saumâtres (Aedes caspius, Aedes detritus); les espèces de milieux temporaires des sous- bois (Aedes cantans, Ae annulipes et Ae rusticus) qui bordent la Grande Brière, ne font l’objet que d’une surveillance.