Caractère

Extraction de la tourbe, coupe du roseau…. Le marais a été partie prenante de l’économie briéronne dès l’origine des temps historiques. Le patrimoine naturel, culturel et paysager qu’il nous offre aujourd’hui en garde bien les traces.

A. de Chateaubriant écrivait à propos des briérons :

« une mentalité farouche, faite de défiance de l’étranger, d’amour violent pour son sol de Brière, de solidarité inviolable entre Briérons du même village ».

Aujourd’hui, le marais a perdu son rôle vital et ne conserve pratiquement que celui de la détente et de cadre de vie. L’identité du territoire liée aux déplacements de l’eau, les siècles de vie communautaire et la pratique d’activités de subsistance en quasi-autarcie ont engendré une réelle culture briéronne. Elle s’est forgée également au gré des luttes des Briérons pour conserver leurs droits sur leur marais face à de multiples tentatives d’assèchement et d’exploitation.

Le fonctionnement des zones humides de notre territoire est le résultat d’évolutions structurelles, mais également le produit d’aménagements réalisés au fil des siècles (creusement de canaux, mise en place de vannage et d’écluses…). Certaines des pratiques perdurent et d’autres non.