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Le bassin versant du Brivet – Brière

Autrefois, avant que l’homme n’intervienne, les marées jouaient un très grand rôle dans la circulation de l’eau, à marée basse, la Brière se vidait, à marée haute la mer remontait le long du Brivet. Aujourd’hui, ce phénomène est contrôlé.

Le bassin versant Brière Brivet

Le bassin versant du Brivet-Brière s’étend sur 80 000 ha dont environ 20 000 ha de marais.

Ils sont composés de plus de 20 compartiments hydrauliques. Les marais sont dépendants, d’un point de vue hydrologique et biologique, de l’estuaire de la Loire et du bassin versant du Brivet. La gestion hydraulique engendre une variation des salinités.

Les marais sont localement saumâtres. A l’année, les seules zones d’eau douce permanentes sont localisées :

  • dans les marais du haut Brivet jusqu’à l’aval de Ponchâteau sur le moyen Brivet
  • dans les parties Nord des marais de la Boulaie et la Grande Brière Mottière

Un fonctionnement saisonnier

A la rinais en hiver l'eau monte parfois jusqu'à la route

Une grande partie du Brivet et de nombreux canaux présentent des écoulements bidirectionnels, en fonction des saisons et de la gestion. Le fonctionnement hydraulique varie au cours de l’année. On distingue schématiquement deux périodes :

– la phase hiver-printemps : exondation. L’essentiel des volumes est évacué par le Brivet, les canaux de La Taillée et du Priory. Les apports d’eau douce proviennent des pluies et du ruissellement de l’amont du bassin notamment par le Brivet.

– La phase été-automne : maintien des niveaux d’eau dans les canaux et fossés. Cela permet de jouer le rôle de clôture naturelle pour le bétail en pâture. En été le niveau d’eau baisse en fonction de l’importance du développement des végétaux, de l’insolation, du vent. La quantité d’eau stockée diminue et sa qualité peut être altérée. En étiage prolongé, une réalimentation de certains compartiments des marais à partir de la Loire est possible.

Une variation des niveaux d’eau

L’amplitude annuelle des niveaux d’eau dans les marais briérons est de 60 à 80 cm et peut atteindre 2 mètres. Elle s’explique par la pluviométrie annuelle d’environ 800 millimètres sur le bassin versant : 500mm d’octobre à mars et 300mm d’avril à septembre. »


Pour mesurer les niveaux d'eau sont installées en Brière des échellesPnrBrière

La « cote Brière » est égale à la cote du Nivellement Général de France (NGF) +1,20m. Elle est supérieur d’1,20 m par rapport au -NGF-.Cette différence provient du point de repère utilisé en Brière : le radier des ouvrages du Pont de Paille à Trignac. Donc si le niveau est de 2 mètres en Brière, cela signifie qu’il est à + 0.8 NGF.

Les acteurs

Les marais du bassin versant ont été façonnés par l’homme. En témoignent la présence de nombreux ouvrages hydrauliques.

 
Le syndicat du bassin versant du Brivet (SBVB)

Le SBVB gère ces ouvrages et les niveaux d’eau, en concertation avec la commission Syndicale de Grande Brière Mottière (CSGBM) pour le marais indivis (Pont de Paille et Rozé).

La Commission Syndicale de Grande Brière Mottière

La CSGBM s’appuie sur le règlement d’eau de 2009, fruit d’une concertation avec les usagers du marais indivis.

Le Parc naturel régional de Brière, quant à lui, joue un rôle d’information grâce à l’acquisition de données, complémentaires au SBVB. Fort de plus de 30 ans de données, le Parc suit l’évolution des niveaux d’eau sur quatre grands compartiments hydrauliques : marais de Brière, marais de Boulaie, le Brivet et la Taillée. Les limnigraphes enregistrent quotidiennement les hauteurs d’eau. Des échelles apposées aux ouvrages renseignent également en lecture directe, à la côte IGN 69. »