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La Réserve naturelle régionale – Marais de Brière

Constituée de trois sites situés dans la cuvette principale des marais de Brière, la Réserve naturelle régionale s’étend au coeur du Parc naturel régional de Brière.

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Labellisée officiellement, le 09 décembre 2012, la Réserve naturelle régionale des marais de Brière est constituée de trois sites situés dans la cuvette principale des marais de Brière. La complémentarité de ces sites est d’ordre historique (anciennes réserves de chasse et de pêche), géographique (au nord, liée aux échanges avec la Vilaine et son estuaire, au sud en lien étroit avec l’estuaire de a Loire, à l’Est, un pont entre marais indivis et privés) et aussi géologique entre sols tourbeux purs et alluvionnaires, causes des diversités botaniques (espèces et groupements) constatés. D’autre part ces espaces, par les règlements mis en place favorisent certaines espèces patrimoniales telles que le Brochet, l’Anguille et la Loutre.  

843 hectares de pure nature

3 sous entités géographiques

 

Le site de la réserve des Grands Charreaux (610ha) et le site de la réserve du Charreau de Pendille (207ha) se situent dans les Marais indivis de Grande Brière Mottière, soit 817 ha sur la commune de Saint-Joachim. Le site de la réserve Pierre Constant (26 ha) borde le Marais indivis dans le marais privé de Rozé, au sud de l’île de Fédrun (Est de la Brière) sur la commune de Saint-Malo-de-Guersac

Le Héron Bihoreau

©JP Saliou

vanneau©JPSaliou

LeS 3 grands types de milieux 

En lien avec la topographie variable et les caractéristiques d’hygromorphie des sols ou les pratiques agricoles.

  • les prairies inondables : Inondées en hiver sur de vastes surfaces, les prairies naturelles, le printemps venu, s’exondent laissant place à l’exploitation agricole traditionnelle (pâturage, fauche…) qui favorise le maintien des prairies inondables. Maillon essentiel de la conservation d’espèces animales et végétales menacées, l’élevage en marais bénéficie d’un soutien justifié. La reconnaissance de ces savoir-faire ancestraux se concrétise par la valorisation locale de la viande bovine (label Parc naturel régional) et par un système d’aide aux exploitants engagés dans la préservation de ces milieux fragiles (Mesures Agri Environnementales Territorialisées)
  • les plans d’eau : Tracés ou creusés par l’homme, ces milieux aquatiques initient les premiers maillons alimentaires du marais. Ultimes refuges de la faune aquatique lors de l’assèchement estival, lieux de frais et de ponte pour de nombreuses espèces, les plans sont indissociables du marais. Appelés piardes, copis ou rendes, ils sont les témoins de plusieurs siècles d’exploitation de la tourbière. Sous l’emprise du roseau, désormais ils s’envasent, se comblent et disparaissent.C’est pourquoi, les gestionnaires du marais expérimentent des solutions durables (draguage, stockage et enlèvement des vases. Ces vases organiques, appelées localement « noir » sont par exemple transformées en terreau. Cette valorisation économique apparait un moyen de sauvegarder à long terme ces espaces à fort enjeu patrimonial
  • les roselières : Passant du vert au ocre en fonction des saisons, malgré cette apparente monotonie, des signes de vie s’imposent bien vite au promeneur patient et attentif. Milieux d’une extraordinaire productivité biologique dominé par des espèces végétales de grandes tailles (roseau, typhas….). Moins exploité que par le passé, ces paysages qui fournissaient le matériau de couverture de chaumières, la litère pour les animaux, font l’objet de nouveaux modes de gestions. Ainsi, de nouvelles formes de valorisation du roseau sont à l’étude dans le but d’enrayer son extension et freiner le comblement du marais.
Un plan d'eau dans le Parc naturel régional de Brière

©P. Bonnet

La faune présente dans la RNR :

On recense :

  • 142 espèces d’oiseaux : Canard souchet, Canard Chipeau, Sarcelle d’hiver en hivernage, Butor étoilé, Spatule Blanche, Gorgebleue à miroir blanc de Nantes, Phragmite aquatique, Locustelle lucinoïde, Barge à queue noire, Guifette noire, Sarcelle d’été, Busard des roseaux….
  • 3 espèces d’amphibiens : Grenouille agile, grenouille verte, Rainette arboricole…
  • 17 espèces de mammifères : Loutre d’Europe, Campagnol amphibie, Musaraigne aquatique, Rat des moissons, Rat musqué…..
  • 19 espèces de poissons : anguille, carpe, brochet….
  • 84 espèces d’araignées dont de nombreuses espèces rares : Tétragnatha Isidis, Epeire des Roseaux.
La Réserve naturelle régionale Marais de Brière espace d'expérimentation et de connaissances

©A.Ginon

Un enjeu de préservation largement partagé.

Le Parc naturel régional de Brière et la Commission Syndicale de la Grande Brière Mottière ont été désignés co-gestionnaires par le Conseil Régional des Pays de la Loire.

Un laboratoire grandeur nature 

Le plan de gestion qu’exige la labellisation en Réserve Naturelle Régionale (RNR), permet de préserver le patrimoine naturel du site mais aussi de poursuivre et de développer une fonction de vitrine pédagogique avec la Réserve Pierre Constant : 

  • Le classement en RNR permet de développer des programmes de recherche scientifique et d’expérimentation (nouveaux inventaires, cartographie précise de des groupements végétaux et espèces à enjeux régional) dans le but d’évaluer au mieux la gestion des milieux pour une meilleure connaissance.
  • La gestion de la roselière, des prairies inondables et l’entretien des plans d’eaux et canaux permet de conserver des espèces d’intérêts régional : Butor étoilé, Phragmite aquatique, loutre d’Europe, brochet, anguille….
  • La Maison de la réserve du Site Pierre Constant permet de valoriser le savoir-faire des acteurs locaux.