La faune de la Réserve naturelle

Au delà des oiseaux, une grandes diversité d’espèces animales sont présentes.

Les oiseaux

©JP.Saliou

La mosaïque de milieux retrouvée sur la Réserve est propice à de nombreuses espèces d’oiseaux. A ce jour, 129 espèces d’oiseaux y ont été observées, dont 85 fréquentant le site de manière régulière.

Plusieurs d’entre elles recueillent tout particulièrement l’attention des gestionnaires, au regard de leur vulnérabilité et de l’état des populations en France ou au-delà. Il s’agit par exemple d’espèces vulnérables qui se reproduisent sur le site : c’est le cas du Butor étoilé et de la Locustelle luscinioïde, tous deux en déclin en France et en Europe.

Ces deux espèces affectionnent tout particulièrement les grandes roselières de Brière pour y nicher. Les roselières de la Réserve sont fréquentées par de nombreux passereaux paludicoles (Locustelle, mais aussi Bruant des roseaux, Gorgebleue à miroir, Panure à moustaches, Phragmite des joncs, Rousserolle effarvatte…).

En hiver, grâce aux vastes plans d’eau, aux petites dépressions humides ceintes par la roselière et aux prairies inondables, la Réserve peut accueillir jusqu’à plus de 4000 oiseaux d’eau (canards, foulques…). La Sarcelle d’hiver, le Canard souchet et le Canard colvert sont les espèces-phares de l’hivernage.

La Réserve et plus largement les marais de Grande Brière et du Brivet, reconnus en tant que zone humide d’importance internationale , jouent un rôle incontestable pour l’accueil des oiseaux d’eau à cette période de l’année. Le site est également fréquenté par des espèces cherchant refuge et nourriture lors de leurs haltes migratoires. Il s’agit tout autant des passereaux des roselières que des limicoles (Vanneau huppé, Bécassine des marais…), petits échassiers parcourant les prairies et les vases exondées aux abords des plans d’eau.

Les poissons

©PnrB

Le fonctionnement hydrologique des marais briérons induit de fortes variations dans les conditions de vie des poissons. Ainsi, les inondations hivernales et printanières conditionnent l’accès à de vastes surfaces de prairies et de roselières, plus ou moins rapidement découvertes en été, lors de l’étiage. A la saison estivale, l’eau se maintient au sein des canaux principaux et de certains plans d’eau. Parmi les 15 espèces de poissons identifiées sur le site, quelques-unes présentent un intérêt particulier, dont : l’Anguille, espèce en danger critique d’extinction, protégée en France, et le Brochet, poisson carnassier lui aussi vulnérable. Le patrimoine piscicole de la Réserve est représentatif des marais briérons  à quelques exceptions près : la pêche étant interdite, le site joue, selon les années et les espèces (par exemple les brèmes pour l’entité Grands Charreaux), un rôle dans l’accueil des poissons.

Les insectes et autres arthropodes

De nombreux inventaires réalisés sur la Réserve ont ciblé les arthropodes : libellules, papillons, syrphes, carabes, araignées… Ces recherches fastidieuses ont révélé un patrimoine d’au moins 401 espèces (dont 47 espèces d’intérêt) avec de nombreuses espèces spécialistes des zones humides, et un fort intérêt de la Brière pour plusieurs espèces rares d’araignées et de carabes. Certaines d’entre elles vont notamment apprécier les hautes roselières de la Réserve, notamment l’araignée Tetragnatha isidis. La Réserve contribue à plus de 30 % des connaissances acquises sur les araignées du Parc naturel régional de Brière (à plus de 70 % pour les carabes). Néanmoins, d’autres sites potentiellement favorables ne bénéficient pas forcément de la même pression d’inventaire.

Les mammifères

©L.Cadiou

A ce jour, la présence de 15 espèces de mammifères est avérée sur la Réserve, mais les connaissances restent à approfondir. Deux espèces d’intérêt sont à mentionner : la Loutre d’Europe, espèce discrète mais emblématique des marais briérons, et le Campagnol amphibie, petit mammifère semi-aquatique en déclin en France.

 

La faune du Parc naturel
L'amélioration de la qualité de la nature joue un rôle essentiel pour le maintien de réservoirs de biodiversité qui accueillent des espèces fragiles ou menacées comme des espèces communes mais non moins essentielles.
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