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La Barge à queue noire : une espèce menacée

Sur la façade atlantique, le marais Poitevin, le marais Breton et les marais de Brière accueillent l’essentiel de la population française lors de la période de reproduction. A l’échelle de l’Europe, l’urbanisation et la perte d’habitats favorables pour la nidification et l’hivernage des oiseaux, l’intensification agricole et la prédation des nids et poussins sont généralement les causes suspectées du déclin de l’espèce.

Son écologie 

©D.Pons

Dans une optique de conservation de cette espèce sensible en Brière, le Parc naturel régional de Brière et ses partenaires ont engagé un premier travail d’acquisition de connaissance sur l’espèce pour mieux cerner ses exigences écologiques.

Une première étude menée en 2016

Dans le cadre d’un stage de fin d’étude de Master 1 réalisé par Capucine Lebrun, l’étude a permis de circonscrire les principaux secteurs de reproduction de l’espèce et de tester l’influence de différents paramètres paysagers (environnementaux, anthropiques…) sur la distribution des couples nicheurs.
Ainsi, il semble que l’espèce favorise des prairies hygrophiles de basse altitude éloignées des zones urbanisées.
Les couples nicheurs sont plutôt localisés dans des prairies en pâturage extensif.

Une deuxième étude actuellement en cours

Dans la continuité de cette première phase, une réflexion plus approfondie est conduite par le Parc dans le cadre d’un stage de M2 réalisé par Alice Petit.

Cette deuxième phase a comme objectif de :
– Suivre la répartition des couples nicheurs en 2017 et renforcer les analyses de distribution de la population en 2016
– Caractériser l’habitat de reproduction de l’espèce en prairie hygrophile (structure de végétation, conditions d’humidité sur les prairies…)
– Préciser l’influence des modalités de gestion agricole sur la distribution de l’espèce et renforcer le lien gestion agricole/maintien de l’habitat de reproduction.

Ainsi, des prospections visant à dénombrer et localiser les couples nicheurs sont donc entreprises depuis le mois d’avril. Des relevés de paramètres biologiques de terrain sur les prairies humides de la zone d’étude tels que la hauteur d’eau et la hauteur du couvert végétal ont été effectués en mai-juin (paramètres in-situ). L’analyse statistique permettra de juger de leur importance dans la sélection de l’habitat de reproduction des oiseaux. A cela s’ajoute un temps d’échanges avec les exploitants agricoles afin de connaître les pratiques qui génèrent les habitats considérés comme favorables à la nidification de l’espèce et favorisent sa présence.