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La chasse à l’arc : des valeurs et une éthique

L’association des chasseurs à l’arc de Grande Brière a vu le jour en 2010, grâce à la persévérance et la volonté de deux archers passionnés. C’est avec force et tenacité que ces deux chasseurs à l’arc ont fait connaître l’association et cette pratique encore bien méconnue.

L’association des chasseurs à l’arc de grande brière…

 

Rencontre avec Patrick Leray, président des chasseurs à l’arc
L’Association des Chasseurs à l’Arc de Grande Brière (ACAGB) a vu le jour en juin 2010. Au début, ils étaient 3 amis chasseurs à l’arc en Brière. Ils se réunissaient pour parler de chasse à l’arc et participer ensemble à la régulation des ragondins. La création de l’association est venue pour des raisons bien précises.  » Quand nous étions à la chasse avec notre arc, les personnes nous posaient de nombreuses questions. Est-ce légal ? Que chassez-vous ?… nous nous sommes alors aperçus que la chasse à l’arc était méconnue. Pour changer cela, nous avons décidé de créer l’association dans le but de promouvoir ce mode de chasse, d’éduquer les chasseurs dans l’environnement et le maniement de l’arc. »
Persévérance et persuasion ont été nécessaires pour faire reconnaître, auprès des autres chasseurs, cette méthode de chasse peu pratiquée dans la région , même ignorée, pourtant légalisée en 1995 en France.
La chasse à l’arc est une chasse individuelle, voire solitaire, mais peut se pratiquer sous plusieurs modes : en battue silencieuse entre archers, en battue mixte, associant archers et chasseurs aux fusils, le gibier poussé avec des chiens, à l’affût au sol ou bien sur miradors, treestand, ou à l’approche. «  Dans notre région, nous chassons toutes les espèces autorisées, du sanglier au chevreuil, en passant par le renard, le lièvre, le lapin et le ragondin. C’est au travers de différentes manifestations que nous sommes parvenus à nous faire accepter et à répondre à l’inquiétude justifiée que pouvaient ressentir les chasseurs ou non face à cette chasse silencieuse. Nous avons ainsi pu développer notre passion dans le respect des valeurs et de l’ éthique de la chasse à l’arc. « 

Depuis 8 ans, notre association a vu arriver de nouveaux adeptes de la chasse à l’arc. Nous avons mis à notre disposition tous les moyens pour nous faire connaître: articles de presse dans différents journaux, journées de découverte de la chasse à l’arc au coeur de l’environnement, opérations de nettoyage, randonnées pour découvrir la biodiversité.

Nous développons notre passion dans le respect des valeurs et de l’éthique de la chasse a l’arc. Notre philosophie est : « toujours plus près ».

Pourquoi toujours plus près ?

plus près de la flore, plus près de notre environnement pour mieux le connaître, que ce soit nos forêts ou nos marais, afin de mieux s’insérer dans nos biotopes.A nous d’apprendre à connaître la chasse à l’arc sous différentes conditions météorologiques (pluie, vent …) qui modifient notre mode de chasse.

Plus près aussi de la faune, pour mieux connaître l’animal, sa morphologie et son mode de vie et surtout le respecter, tout comme respecter aussi son lieu de vie. Un bon chasseur doit connaître tout ça et être toujours observateur de ce qui gravite autour de lui et connaitre le fonctionnement de son arc et ses flèches.

Une convention entre l’ACAGB, le PNRB, La Commission syndicale et la région 

Conformément à la décision de classement de la Réserve naturelle régionale, les activités sportives et de loisirs sont totalement interdites dans la Réserve. Cependant La régulation d’espèces de nature invasive y est conditionnée et délivrée par le Président du Conseil régional des Pays de la Loire.
Une convention mutipartenariale est donc établie à des fins de régulation des populations du ragondins par la chasse à l’arc dans la Réserve naturelle régionale Marais de Brière.

Le ragondin est classé comme espèce nuisible d’après l’ arrêté du 2 septembre 2016 relatif à l’article R. 427-6 du code de l’environnement.