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Le Parc, toujours plus « EAU »

L’eau est une ressource vitale tant pour l’homme,la faune que la flore.Essentielle aux milieux humides qui sont des écosystèmes riches et complexes, elle fait l’objet de toutes les attentions d’un point de vue qualitatif et quantitatif.
Territoire en grande partie inondable, le Parc naturel régional de Brière a pour mission de contribuer à une bonne gestion de l’eau.
Il travaille en étroite collaboration avec ses partenaires que sont la Commission syndicale de Grande Brière Mottière et le Syndicat du Brivet, les gestionnaires des marais.

Le Parc suit de près la qualitÉ des eaux.

Le CTMA : 

le seul outil pour mettre en oeuvre les actions sur les milieux aquatiques (cours d’eau, zones humides, espèces migratrices).
Pour nos zones humides, les actions du Contrat Territorial Milieux Aquatiques (CTMA) ont pour but :
– le maintien ou la restauration de leur capacité naturelle à réguler en qualité et en quantité la ressource en eau
– la gestion durable des milieux restaurés
– la limitation de la régression des zones humides.

Pour répondre aux enjeux de la Directive Cadre Européenne sur l’eau, le Parc de Brière intervient pour le suivi de la qualité des eaux de surface sur le bassin versant Brivet-Brière. Il contribue à l’évaluation de l’état des masses d’eau suivies localement également par le Conseil Général de Loire Atlantique dans le cadre du programme de surveillance de la directive cadre. Le Parc est également un opérateur partenaire du Syndicat du Bassin Versant du Brivet (SBVB) pour le suivi des pesticides dans les eaux de surface.
Il accompagne les communes dans une démarche de réduction des usages des phytosanitaires. L’objectif est de dresser un état des lieux et d’évaluer l’efficacité des plans de désherbage communaux.

Dans le cadre de ses missions, le Parc est aussi amené à constater ou révéler des pollutions d’origines diverses et variées telles que les bactéries fécales, les cyanobactéries, les pollutions en azote et phosphore, les lexiviats. Le lixiviat est le « jus » qui émane de la percolation de l’eau à travers un matériau, provenant de décharges, de déchets, de composts.

©C.Bourgeteau

Le CRBV

Le Contrat Régional de Bassin Versant intègre aussi des actions de restauration de zones humides : il intervient en faveur de la faune piscicole, ainsi que dans le domaine agricole…

2015 61%du bon état écologiques des masses d’eau fixé par l’agence de l’eau Loire Bretagne  
2017 Seules 30% de ces masses d’eau ont atteint le bon état écologique et l’objectif a donc été reporté à l’horizon 2021

 

’Agence de l’Eau Loire Bretagne a fixé un objectif de bon état écologique des masses d’eau de 61% à l’horizon 2015. Actuellement, seules 30% de ces masses d’eau ont atteint le bon état écologique et l’objectif a donc été reporté à l’horizon 2021

La préservation des richesses biologiques du territoire est liée en grande partie au maintien des prairies inondables, via les pratiques agricoles extensives. C’est pourquoi, pour compléter les travaux de restauration du Contrat Territorial des Milieux Aquatiques, la Commission Syndicale de Grande Brière Mottière (CSGBM) prépare un programme d’actions agricoles élaboré et validé au sein d’un groupe de travail réunissant des représentants de la CSGBM, du Parc de Brière, des usagers, du Syndicat du Bassin Versant du Brivet.

Les travaux agricoles réalisés chaque année en faveur de l’élevage en marais consistent en des opérations de tassement, broyage, ou encore l’entretien, la création et la restauration des chemins d’accès pour les animaux. Tous ces travaux ont pour but de favoriser le pâturage indispensable pour ouvrir le milieu et maintenir les prairies, habitats d’intérêt communautaire, sources de richesses floristique et faunistique.
Les travaux de restauration, entretien et création de charreaux (anciens chemins d’accès au site de tourbage) offrent aux animaux des chemins privilégiés pour gagner le marais.
L’ouverture des dosses (bourrelets formés d’anciens déblais de curage) répond à l’enjeu piscicole en réhabilitant l’accès aux frayères réouvertes par tassement.

Ces ouvertures sont consolidées en gravières pour ne pas compromettre la circulation des animaux. Tous ces accès facilitent les interventions auprès des animaux malades et permettent l’accessibilité pour les pelles mécaniques pour les travaux de curage.

Toutes ces actions en faveur de l’agriculture et de l’élevage visent à permettre avec le CTMA, une action globale cohérente sur le marais indivis de Grande Brière Mottière pour préserver un site d’intérêt communautaire.