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Une recherche sous haute tension

Difficile de savoir ce qui se passe sous l'eau. Afin de répondre aux questions de ceux qui s’intéressent à la préservation ce patrimoine naturel, le syndicat mixte développe des études spécifiques en marais, avec, pour partenaire, l’Université de Rennes I.

Triennal

2018-2021

Communes

Besné, Crossac, Donges, La Chapelle-des-Marais, Montoir-de-Bretagne, Saint-André-des-Eaux, Saint-Joachim, Saint-Lyphard, Saint-Malo-de-Guersac

Il existe plusieurs méthodes pour étudier les poissons mais c’est la pêche à l’électricité qui est pratiquée annuellement dans les marais de Brière et du Brivet. Cela peut surprendre mais cette technique  peu sélective, s’avère l’une des plus adaptées aux marais peu profonds tout en générant très peu de mortalités.

Son principe est de faire passer un fort courant électrique dans l’eau  entre un point fixe (cathode) et une perche mobile (anode). Les poissons localisés à proximité immédiate de cette perche sont attirés puis tétanisées par le champ électrique quelle que soit leur taille ou espèce. Ils sont alors rapidement sortis de l’eau à l’épuisette et temporairement conservés dans un bac. Après identification et mesure tous les individus capturés sont remis à l’eau vivants.

Sur chaque station, la pêche se déroule en bateau et mobilise quatre opérateurs. Il est pratiqué un échantillonnage ponctuel d'abondance (EPA) de 25 points de pêche.  

Cette méthode permet de pêcher les poissons présents  sur le point de pêche, alors que des inventaires au filet ne permettraient de prendre que les poissons en déplacement.

Quelques résultats !

Tous les étés,  10 mêmes sites sont pêchés ce qui permet de suivre les différentes dynamiques de populations et de les mettre en relation avec des événements majeurs comme la restauration des voies migratoires de l’Anguille ou des niveaux d’eau propices à la reproduction des espèces sédentaires.

Une douzaine d’espèces sont recensées systématiquement chaque année dans les marais. En 2017, l’essentiel des effectifs capturés était composé par le Poisson-chat (70%) puis par l’Anguille (12%) et le gardon (5%). 

Chaque année les résultats sont publiés et analysés.

 

En savoir plus

Technicien :

Photo de Jean-Patrice DAMIEN
Jean-Patrice DAMIEN

Chargé de mission environnement

A l’interface entre l’expertise scientifique et la gestion des écosystèmes, je rassemble les personnes ressources sur deux thématiques à forts enjeux local : la préservation du patrimoine piscicole et la gestion des espèces exotiques envahissantes. Je développe des programmes de recherche appliquée à la gestion, pilote des suivis biologiques puis transmets les acquis et soutien les gestionnaires pour la réalisation de leur intervention. Innover et comprendre pour mieux préserver les zones humides, leur biodiversité et l’attrait collectif que nous leur portons mobilise mon implication au sein du Parc et de ses habitants.

Référent :

Photo de Alain MASSÉ
Alain MASSÉ

Délégué titulaire du Syndicat du Bassin Versant du Brivet

Elu à la commune de Saint-Malo-de-Guersac Délégué communautaire à la CARENE Président du Syndicat Bassin Versant du Brivet, structure gestionnaire des marais, vice-président de la Commission Syndicale de Grande Brière Mottière

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