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Les inventaires de terrain pour mieux appréhender l'impact des plantes invasives

17 mai 2021

Youen Mary et Manon Morzandec vont, durant toute la saison estivale parcourir les marais en long en large et en travers.. Un travail de terrain fastidieux mais nécessaire qui a pour but d'inventorier les principales plantes invasives qui colonisent le territoire. Jussie, Myriophylle du Brésil, Crassule de Helms, Baccharis et Renouée du Japon sont leurs principales cibles. 

Depuis plus de vingt ans, le syndicat mixte du Parc réalise ce type d'inventaire qui permet de mieux comprendre le phénomène d'invasion et de programmer des interventions pour limiter la propagation qui est malgré tout inéluctable. Un travail fondamental dont peu de territoires bénéficient.

Concrètement, en 2020, la Jussie a colonisé 367 Km de canaux et fossés, 1 265 ha de prairies et 179 ha de plans d’eau... Des opérations de récoltes manuelles ont donc pu être engagées comme par exemple sur l'étang de Sandun (Guérande) où, le Syndicat du Bassin Versant du Brivet est intervenu dans le but de limiter la propagation de la plante. Autres exemples, cet inventaire a permis également de détecter des implantations d'espèces nouvelles comme par exemples la Balsamine de l'Himalaya ou la Lampourde à gros fruits, espèces encore jamais identifiées. En intervenant le plus tôt possible, cela permet de déclencher des opérations de limitation de l'espèce.

Les inventaires de terrain pour mieux appréhender l'impact des plantes invasives
Photo de Jean-Patrice DAMIEN
Jean-Patrice DAMIEN

Chargé de mission environnement

A l’interface entre l’expertise scientifique et la gestion des écosystèmes, je rassemble les personnes ressources sur deux thématiques à forts enjeux local : la préservation du patrimoine piscicole et la gestion des espèces exotiques envahissantes. Je développe des programmes de recherche appliquée à la gestion, pilote des suivis biologiques puis transmets les acquis et soutien les gestionnaires pour la réalisation de leur intervention. Innover et comprendre pour mieux préserver les zones humides, leur biodiversité et l’attrait collectif que nous leur portons mobilise mon implication au sein du Parc et de ses habitants.