Des objectifs bas-carbone nationaux au Marais de Brière

Introduite par la Loi de Transition Energétique pour la Croissance Verte (LTECV), La Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC) est la feuille de route de la France pour lutter contre le changement climatique. 

Dans la perspective d’intégrer les tourbières françaises dans cette stratégie. Le territoire porte un programme de recherche sur l’évaluation de la fonction puits de carbone de ses marais tourbeux.

La Brière championne du stockage de carbone

La tourbe représente un important stockage du carbone dans les sols. Les estimations récentes montrent que les principaux stocks de Tourbe de France hexagonale se concentrent dans les grands marais de la côte Atlantique.
Une première campagne de carottage en Brière a permis d’identifier qu’au niveau national les tourbières briéronnes se classent au premier rang en superficie, et au second rang pour le stock de carbone.

Crédit : Eva Huet – PNR Brière

Brière = 14 224ha de tourbière, 208 millions de m³ de tourbe.
Un potentiel émissif de 58 millions de tonnes eq.COde gaz à effet de serre

Un projet de recherche

Dans un contexte de changement climatique (hausse des températures, modification du régime des précipitations, hausse du niveau de la mer…), il est important de s’interroger sur le devenir de ce stock et la contribution des marais aux stratégies territoriales de neutralité Carbone. 

Ainsi, le Parc naturel régional porte un projet de recherche qui vise à préciser la fonction fonction puits de Carbone des tourbières briéronnes sur la base de mesures scientifiques. Cette étude intègre plusieurs dimensions telles que les paramètres physico-chimiques, son état biologique, mais aussi les dimensions socio-économiques et patrimoniales propres au marais de Brière.    

La majorité des mesures sont réalisées depuis un équipement météorologique nommé tour à Flux. Ce dispositif placé à seulement quelques mètres au-dessus du marais capte en temps réel les flux de gaz à effet de serre échangés entre l’atmosphère et le marais. Les équipements étudient notamment les flux de méthane (CH4) et de dioxyde de carbone (CO2). 

© Florian Falaise- PNR Brière

À terme, ces mesures permettront de caractériser l’influence de la Brière sur le climat. Cet éclairage est essentiel pour identifier des pistes de gestion conciliant la sauvegarde des services écosystémiques et les activités socio-économiques briéronnes.

Un intérêt partagé jusqu’au niveau national

Ce projet réunit de nombreux partenaires à l’échelle locale et nationale : l’Université de Rennes, l’université de Bourgogne Franche-Comté, le Centre Régional d’Etudes Biologiques et Sociales de Rennes, la Fédération nationale des Conservatoires des Espaces naturels via son Pôle relais tourbières, le Forum des Marais Atlantique, le Syndicat du bassin versant du Brivet, le Parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin (qui s’équipe du même type d’appareils). 

Ce projet bénéficie du soutien financier de l’Etat via le « Fonds vert », de l’ADEME, de Saint Nazaire Agglomération et de l’entreprise EDF.

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