Structurer et pérenniser la filière chaume

La rédaction de règles professionnelles couverture chaume

En 2019, afin de structurer la filière couverture chaume, de participer à la protection du patrimoine ainsi que de rassurer et renforcer la visibilité technique auprès des assureurs et donneurs d’ordre, l’élaboration des règles professionnelles a vu le jour. Portées par l’Association Nationale des Couvreurs Chaumiers, le Parc a financée cette action dont la rédaction s’est achevée au 2ème trimestre 2022.

Ce référentiel technique formalise toutes les bonnes pratiques et les techniques de pose d’une couverture en chaume. Il a été rédigé par COOP’Action composé de Coralie Garcia, Arthur Hellouin de Menibus et Luc Floissac, avec l’aide et la collaboration de nombreux chaumiers.

Le travail n’est pas fini, il reste encore à réaliser les essais techniques de caractérisation du matériau et à développer une formation dédiée pour les artisans et maîtres d’œuvre. Le document sera par la suite soumis à validation à la commission prévention produit, regroupant différents représentants du bâtiment en France (centre techniques, assureurs, contrôleurs techniques etc). 

Une Fiche de Déclaration Environnementale et Sanitaire (FDES), constituant une analyse de cycle de vie pour connaître l’impact carbone global d’une couverture chaume est en cours de réalisation.

La garantie d’un approvisionnement en roseau de qualité

En 2021 et 2022, le PASCA (Pôle Achats Supply Chain Atlantique) a été missionné par le Parc afin de réaliser un état des lieux de l’approvisionnement des chaumiers sur le territoire. Les roseaux n’étant plus récoltés en Brière, les couvreurs-chaumiers importent le roseau de Camargue, d’Europe de l’Est, et de Chine. Chaque année, ils consomment un volume global de 122 000 bottes. Ils s’approvisionnent de façon individuelle et peuvent faire face à des pénuries de roseaux, comme c’est le cas aujourd’hui. Cela les force à rechercher sans cesse de nouveaux fournisseurs en France et à l’international, individuellement. La filière montre un besoin en termes de cohésion et un intérêt certain pour l’approvisionnement collectif.

Une nouvelle étude est enclenchée, dont l’objectif est d’accompagner à la création d’une structure de distribution intermédiaire, permettant de stocker de façon optimale et d’approvisionner en roseau de qualité et d’eau douce les couvreurs-chaumiers. Nous souhaitons connaitre l’ensemble des fournisseurs, en France et à l’étranger, permettant d’alimenter la structure en roseau de qualité et d’eau douce. Cette démarche locale pourra contribuer à aider la filière chaume au niveau national

En parallèle, le Parc réfléchis à une relance d’une coupe locale.

Le développement d’une offre de formation aux savoir-faire chaumier

Aujourd’hui, la filière chaume locale, comme la nationale, peine à trouver des jeunes à qui transmettre les savoir-faire. Plusieurs raisons peuvent expliquer la situation : manque de visibilité de la filière, absence de formation initiale active, et travail physique en hauteur. Or, un chaumier est considéré comme réellement autonome après cinq années de pratique en moyenne. Pourtant, les espoirs sont là : des démarches sont engagées pour rendre la filière plus attractive (structuration, formation, communication…), notamment avec l’Association nationale des couvreurs chaumiers, et les performances de ce matériau n’ont rien à envier aux autres face aux enjeux du développement durable.

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