Jussie : les inventaires de terrain, une action fondamentale du Parc

Depuis 1999 le syndicat mixte du Parc naturel régional de Brière cartographie les implantations annuelles de la Jussie. Cette veille du territoire s’est étendue à d’autres plantes invasives: Myriophylle du Brésil, Baccharis, Crassule de Helms, Élodée du canada….

Evaluer sa progression

Baptiste et Youen ont recensé durant près de 5 mois en 2020 les plantes invasives dans le marais de Brière

Chaque année, ce travail mené permet d’évaluer la dynamique de colonisation de la jussie et des autres plantes mais aussi d’organiser et d’évaluer l’efficacité des opérations de contrôle. Il identifie de nouvelles implantations permettant l’élaboration d’une réponse précoce avant une colonisation plus générale. Les cartographies réalisées sont indispensables pour partager l’information avec l’ensemble des acteurs locaux (administration, particuliers, agriculteurs) et régionaux ainsi que pour sensibiliser à la problématique des plantes invasives.
Pour les scientifiques ces données annuelles sont des éléments essentiels d’étude dont peu de territoires disposent. En outre, ces recensements, qui représentent une activité à 95% sur le terrain, sont également générateurs de liens avec les usagers des espaces naturels rencontrés lors des prospections.

Ces inventaires sont les fondations constitutives de la stratégie déclinée dans le pacte local contre le développement de la Jussie.
Chaque année, se sont près de 5000 ha de marais, 700 ha de plans d’eau et 700 de km de canaux qui sont expertisés.

En 2019, la Jussie colonisait 313 Km de canaux et fossés, 972 ha de prairies et 168 ha de plans d’eau.

En 2020, la Jussie colonisait 367 Km de canaux et fossés, 1 265 ha de prairies et 179 ha de plans d’eau.

Les espèces également suivies sont la Crassule de Helms, le Baccharis, le Myriophylle du Brésil,  l’Herbe de la Pampa… L’ensemble des observations  de 2019 est synthétisé ICI

Le bilan 2020 est en cours et sera disponible très prochainement.

2020
 

2019


2014
2009
2004 1999
Invasions biologiques : une ambition à partager
Les espèces exogènes invasives sont souvent considérées à l’échelle planétaire, comme la deuxième cause de déclin de la biodiversité. Leur intensité actuelle est l'une des conséquences de la mondialistation des échanges. Le territoire est particulièrement sensible et propice aux invasions biologiques. Localement certaines espèces sont la cause d'une régression importante de la biodiversité locale, plus particulièrement aquatique. La prolifération de certaines espèces exotiques envahissantes (eee) impactent négativement les milieux aquatiques ainsi que les activités humaines comme la valorisation agricole des marais. Enfin pour certaines, se posent des problème de santé publique. L'importance de la problématique eee pour le Parc naturel régional de Brière peut être illustrée par: la Jussie, l’Ecrevisse de Louisiane et les nouvelles espèces invasives.
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