Les chauves-souris apprécient la Brière, et reciproquement

Véritable réserve de biodiversité, la Brière est une terre propice à l’accueil des chauves-souris. Pour en savoir plus sur les espèces qui la peuplent, et plus particulièrement celles qui s’invitent dans la Réserve naturelle régionale, un inventaire a été réalisé en 2020. Et les résultats ne sont pas sans surprise !

« Pendant l’état des lieux que nous avons réalisé sur la Réserve naturelle régionale Marais de Brière en 2019, nous nous sommes rendu compte que nous avions peu d’information sur les chauves-souris ici », explique Alice Petit, technicienne Réserve naturelle régionale et Natura 2000. Comment la chauve-souris exploite-t-elle le site pour vivre et se nourrir ? Va-t-elle davantage sur les plans d’eau, dans les roselières ou dans les prairies ? Quelles sont les espèces présentes ? Une espèce est-elle plus représentée que d’autres ?

Le mystère des chauves-souris levé

Une étude a été menée, de mai à octobre 2020, avec l’aide d’un bureau d’études spécialisé dans l’analyse acoustique d’enregistrements sonores. « Le Parc a assuré la logistique pour savoir où poser les enregistreurs en fonction du terrain, éventuellement les déplacer, y accéder en chaland, vérifier que tout fonctionnait… », poursuit Alice. « Nous avons travaillé avec l’appui d’une personne passionnée, Didier Montfort, naturaliste à la retraite, qui a participé à des soirées d’écoutes avec les experts et le Parc ». Un rapport scientifique a ensuite été rédigé afin de faire le bilan des connaissances et évaluer le plan d’action. « Ce qui est intéressant, c’est que d’autres inventaires étaient réalisés au même moment sur le Lac de Grand-lieu et sur l’Etang du Pont-de-Fer dans le Morbihan. Cela nous permet de nous situer par rapport à ces territoires ».

Grand Rhinolophe, Oreillard gris et Grande Noctule…

Bonne surprise ! L’étude révèle que l’activité des chauves-souris y est très intense. « On s’attendait à trouver deux ou trois espèces dominantes, dont le Murin de Daubenton, qui aiment les zones humides. Or on a recensé un grand nombre d’espèces en abondance — certes, beaucoup de pipistrelles communes — et cela nous a rassurés sur la présence de plancton aérien ». Parmi les étonnements, la présence de l’Oreillard gris, normalement présent dans les prairies de bocage avec un maillage boisé. Et celle du Grand Rhinolophe qui affectionne deux sites de roselières dans la réserve, habitat encore méconnu pour cette espèce. Enfin, une nouvelle espèce sur le département a été identifiée : la Grande Noctule. « Ce suivi va être répété dans quelques années pour estimer si la population se maintient ».

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