Marais de Brière : condamnation des violences et appel au dialogue

A la suite de l’action menée vendredi 21 août 2026 devant les locaux du Syndicat du Bassin Versant du Brivet (SBVB) à Pont-Château, nous souhaitons réagir aux actions menées et rappeler le contexte dans lequel les équipes du SBVB, du Parc naturel régional de Brière et de la Commission Syndicale de Grande Brière Mottière exercent aujourd’hui leurs missions.

C’est donc finalement les locaux du Syndicat du Bassin Versant du Brivet (SBVB) qui ont été la cible d’un groupe de chasseurs vendredi midi, justifiant malheureusement les mesures de mise à l’abri du personnel que nous avions prises.

J’apporte tout mon soutien aux agents du SBVB, du PNR Brière et de la Commission syndicale de Grande Brière Mottière qui, depuis des mois, exercent leurs missions sous pression. Je rappelle également qu’ils sont mobilisés depuis le début de l’été pour faire face aux épisodes de canicule et de botulisme que subit le marais.

Je condamne fermement ces actions violentes, ainsi que l’agression dont a également été victime un agriculteur vendredi. J’appelle les structures têtes de réseau à calmer et à canaliser leurs adhérents afin de retrouver des conditions normales de dialogue. Je sollicite à nouveau les services de la sous-préfecture pour nous aider à reprendre le dialogue.

Dans cette attente, les équipes du SBVB et du PNR Brière exerceront leurs missions de manière restreinte afin d’éviter toute mise en danger.

Une fois de plus, nos structures, leurs élus et leurs agents servent donc de boucs émissaires. Nous ne sommes pas responsables du dérèglement climatique et de ses conséquences. Nous ne pouvons pas tenter de gérer efficacement les niveaux d’eau lorsque les acteurs du marais, ainsi que certains de leurs relais institutionnels et politiques, portent des positions radicalement opposées.

Une fois de plus, nous alertons sur la nécessité de prendre des mesures adaptées à l’ampleur du dérèglement climatique. Les solutions du passé ne fonctionnent plus. Les désaccords permanents, les postures et les pressions de plus en plus violentes nous enferment dans des compromis subis et inefficaces, tandis que les milieux naturels sont, eux, poussés vers leurs extrêmes, hiver comme été.

Si nous voulons aboutir à un plan d’adaptation digne de ce nom, les discussions à venir devront prioriser l’intérêt général plutôt que des revendications catégorielles. Elles devront également respecter les réglementations incontournables ainsi que les techniques reconnues en matière de gestion de l’eau et de génie hydraulique.

Eric Provost
Président du Parc naturel régional de Brière

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