Depuis plusieurs semaines, le marais de Brière est frappée par une épidémie alarmante touchant un grand nombre d’oiseaux d’eau, en particulier des anatidés. Cette situation préoccupante mobilise activement les usagers du marais, notamment la communauté des chasseurs.
Les premières investigations laissent suspecter la présence de botulisme*, une maladie neurologique causée par des bactéries du genre Clostridium. Les conditions météorologiques exceptionnelles de cet été, marquées par de fortes chaleurs ayant entrainé la baisse des niveaux d’eau, semblent avoir favorisé le développement de cette maladie mortelle. Les analyses de laboratoire, menées en collaboration avec la Fédération des chasseurs de Loire-Atlantique, devraient confirmer ces suspicions.
Face à cette crise, il est crucial de suivre régulièrement les populations d’oiseaux et de collecter les cadavres d’oiseaux infectés. C’est dans ce cadre qu’une opération de collecte a été organisée le samedi 17 juillet, à l’initiative de la Fédération des chasseurs de Loire-Atlantique et de l’Union des chasseurs de gibiers d’eau de Grande Brière, sur la Réserve naturelle régionale des marais de Brière (Réserve sud). Cette opération a bénéficié du soutien logistique du Parc naturel régional de Brière, de la Commission Syndicale de Grande Brière Mottière et du Syndicat du Bassin Versant du Brivet, qui ont mis en place des points de collecte équipés de congélateurs.
Les oiseaux encore vivants (comprenant des Echasses, Vanneaux, Spatules, Aigrettes et Canards colverts), ont été pris en charge pour des soins vétérinaires par le Docteur JM Clobert, en partenariat avec le Parc naturel régional de Brière. Un certain nombre oiseaux ont été transférés à l’école vétérinaire de Nantes, dont une Guifette noire.
D’autres opérations de collecte sont déjà programmées pour cette semaine, afin de faire face à cette situation critique.
Des réunions de coordination se tiennent régulièrement avec la Fédération des chasseurs de Loire-Atlantique (FDC44), la Commission Syndicale de la Grande Brière Mottière (CSGBM), l’Office Français de la Biodiversité (OFB) et d’autres partenaires. L’objectif est de se coordonner pour organiser une réponse efficace face à l’épidémie.
« L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail » (ANSES) précise dans un rapport d’évaluation des risques et mesure de gestion de cas de botulisme dans la faune sauvage » publié en juin 2025, qu’aucun cas de botulisme humain n’ait été rapporté en relation avec des activités pratiquées sur des plans d’eau, l’Agence rappelle qu’il est essentiel de tout mettre en oeuvre pour limiter l’étendue, dans le temps et l’espace »
pour aller plus loin, l’ANSES publie un tableau de situations à risque pour les humains que vous pouvez retrouver ICI