À Pont-Château, la Ferme des Genêts est portée par trois associés et leurs salariés. L’exploitation conjugue élevage bovin et caprin, cultures de céréales bio et transformation à la ferme.
Installé sur la ferme de ses parents depuis 20 ans, Guillaume Vallée a su faire évoluer l’exploitation au fil des ans. Si l’activité historique reposait sur le lait et la viande bovine, le départ à la retraite de ses parents a apporté son lot de réflexions pour produire autrement. En 2019, Loïc Malard rejoint l’aventure pour s’occuper de la production de viande bovine (le troupeau compte aujourd’hui 65 vaches allaitantes charolaises), suivi de son épouse Margot en 2023, qui a impulsé la création d’une chèvrerie de 55 bêtes.



Une grande partie de la production transformée sur place
Face aux mutations de la consommation, la ferme a pris le virage du végétal dès 2018. « Aujourd’hui, les gens mangent moins de viande bovine. Plutôt que de s’en plaindre, on a décidé d’accompagner le mouvement en proposant une offre végétale saine et qualitative, produite ici, pour les gens du territoire », relate Guillaume Vallée. En plus de l’alimentation animale, la ferme des Genêts produit une palette impressionnante de céréales pour l’alimentation humaine : lentilles, blé noir, cameline, colza ou encore chanvre. Cette polyvalence permet de sécuriser les revenus face aux aléas climatiques. « Nous avons fait le choix de diversifier pour garder de la valeur ajoutée sur la ferme. Aujourd’hui, nous transformons une grande partie de notre production, que ce soit pour le lait de chèvre en fromages et yaourts, ou pour nos céréales transformées en huiles et graines décortiquées ».



Un engagement pour la Brière
Depuis septembre 2025, la Ferme des Genêts est labellisée « Valeurs Parc naturel régional » pour ses céréales, avec l’ambition d’étendre ce label aux produits laitiers et à la viande. Pour ces agriculteurs déjà engagés en bio, cette labellisation est venue confirmer des pratiques déjà bien ancrées. « Elle valorise le travail accompli et c’est une reconnaissance en totale cohérence avec notre vision de l’agriculture ». Aux côtés du Parc naturel régional de Brière, les associés participent à des inventaires de pollinisateurs et à la restauration de mares pour protéger des espèces comme le flûteau nageant. Ils sont également moteurs au sein du réseau Célabio, un collectif de producteurs visant à approvisionner la restauration collective locale en lentilles via le Projet Alimentaire de Territoire (PAT).
Célabio: des champs de Brière aux assiettes des cantines
Ce collectif, accompagné par le Gab 44, regroupe aujourd’hui quatre producteurs locaux souhaitant mutualiser leurs forces pour répondre aux besoins de la restauration collective. En regroupant leurs volumes de légumes secs (lentilles, pois chiches) et d’huiles, les agriculteurs peuvent ainsi proposer une offre constante qui leur facilite l’accès aux marchés publics. Au-delà de la logistique, Célabio développe sa propre identité avec la création d’une étiquette commune pour gagner en visibilité..