Accéder au direct pour suivre l’évolution des nids de cigognes
Le programme scientifique d’étude de la population de Cigognes blanches en Loire-Atlantique se poursuit principalement, via le renouvellement du partenariat tripartite (2025- 2027) entre le PNR de Brière, le Réseau de Transport d’Electricité (RTE) et l’Association pour la Connaissance et la Recherche Ornithologique Loire et Atlantique (ACROLA) .
Bien entendu d’autres structures font aussi partie indirectement de la démarche d’étude, comme des laboratoires de recherche (ex: le CNRS de Chizé, le laboratoire EcoBio de Rennes), ceci afin de développer des nouveaux axes ou des perspectives de recherche avancées sur les populations.
LA CIGOGNE, UNE ÉLÉGANTE DANS LES MARAIS!
La cigogne blanche est reconnaissable à son plumage blanc et noir, son bec et ses pattes rouge orangé. Son envergure imposante (185 à 215cm) et sa taille pouvant aller jusqu’à 115 cm en font l’un des plus grands oiseaux d’Europe. Elle est carnivore et opportuniste et trouve ses proies dans les prairies humides. Elle niche sur des points hauts lui permettant une vue dégagée : c’est le cas sur certains des pylônes électriques du réseau à haute et très haute tension déployé par RTE (Réseau de Transport d’Electricité). Les oiseaux reproducteurs font l’objet d’un suivi minutieux engagé par l’association ACROLA depuis de nombreuses années (identification des adultes, suivi de la reproduction, baguage des poussins…).
En 2026, 421 nids ont été recensés dans le département (contre 266, en 2021) grâce à l’investissement d’ACROLA. 156 d’entre eux seulement sont situés sur des pylônes de RTE.
En plein cœur de l’hiver, naviguant entre les vagues de chaleur et les vagues de froid, les Cigognes blanches remontent progressivement de leur site d’hivernage.

Le baguage des cigogneaux se déroule à la fin du printemps et nous permettent de suivre le déplacement des espèces, entre l’Europe et l’Afrique.
L’installation des nids, la naissance et la croissance des cigogneaux sont visionnables, via le lien de l’ACROLA (ici).
Nous observons leur installation sur leur site de reproduction en Loire-Atlantique en début d’année fin janvier/ début février. La nichée prendra son envol en août.
L’association étudie notamment les domaines vitaux et les paramètres de migration de cette espèce, ainsi que l’évolution de la Cigogne blanche en Loire-Atlantique, depuis ces 30 dernières années.

L’ACROLA (Association pour la Connaissance et le Recherche Ornithologique Loire et Atlantique) articule ses activités autour de deux axes de recherche : le suivi de la migration des passereaux paludicoles sur la station de baguage de Donges-Est en estuaire de la Loire et le programme « Cigognes-France » dont elle est la coordinatrice nationale.
Les deux programmes s’appuient sur le baguage des oiseaux réalisé par des bagueurs agréés par le CRBPO/Muséum d’Histoire Naturelle de Paris.
Le projet OBJECTIF-CIGOGNE complète et enrichit le programme « Cigognes-France » et par ses différents aspects va permettre d’engranger des informations précises sur la biologie des cigognes blanches.
Pourquoi RTE ?
Avec 90% de ses installations situées en pleine nature, le respect et la protection de l’avifaune est un enjeu majeur pour RTE, qui identifie en amont les sites les plus sensibles pour les oiseaux migrateurs et -si besoin – les aménage avec des équipements qui permettent de réduire considérablement les risques de collision.
Les pylônes électriques constituent des perchoirs de premier choix pour les cigognes. En effet, en haut de ces infrastructures, ces grands oiseaux peuvent facilement repérer leur nourriture tout en restant à l’abri des prédateurs. En 2018, le quart des 180 couples de cigognes recensés en Loire Atlantique avaient installé leur nid sur un pylône RTE !
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