©Samuel Challéat, Observatoire de l’Environnement Nocturne, CNRS
Le CNRS lance un appel à des habitants volontaires dans le cadre d’un programme de recherche développé en partenariat avec le Parc naturel régional de Brière.
La lumière artificielle nocturne est une menace croissante pour la biodiversité. Afin de mieux comprendre les effets délétères de cette pression anthropique sur la biodiversité et de mieux outiller les démarches de préservation de l’environnement, une équipe de chercheurs de l’Observatoire de l’environnement nocturne du CNRS s’apprête à déployer en Brière un réseau de capteurs permettant un suivi de la pollution lumineuse. Dans ce cadre, l’équipe de recherche lance un appel à toute personne résidant en Brière et qui souhaiterait proposer d’accueillir chez elle l’un des capteurs de ce réseau de suivi de la pression lumineuse.
Si c’est votre cas, rendez-vous sur le lien suivant : https://tinyurl.com/rspl-briere . Vous y retrouverez toutes les informations relatives aux conditions à remplir pour proposer d’accueillir l’un des capteurs.
OU, contactez directement Samuel Challéat, Chargé de recherche CNRS , Directeur adjoint de l’UMR5602 Géode, Coordinateur de l’Observatoire de l’environnement nocturne. Il est joignable par téléphone au 06 88 11 74 82.
Quel type de capteur s’agit-il d’installer ?

Le capteur que les chercheurs vous proposent d’accueillir est un photomètre, c’est-à-dire un
instrument de mesure de la lumière, développé par des chercheurs espagnols dans le cadre
d’un programme de l’Union Européenne. Il s’agit donc d’un instrument communément utilisé,
à l’échelle internationale, par les scientifiques travaillant sur la pollution lumineuse. De la
taille d’un boîtier de dérivation électrique (9 centimètres de long, 8 centimètres de large et 5 centimètres d’épaisseur), il saura se faire discret sur un muret, un bord de toit, ou encore un mât métallique comme sur la photo.
Il est important de noter que ce photomètre ne capture pas d’image et se contente d’envoyer chaque minute, via Internet, les valeurs numériques de trois paramètres : la température ambiante, la température infrarouge du ciel et la brillance du ciel nocturne. Les données ainsi récoltées sont des données publiques,
disponibles en ligne en temps réel — si vous accueillez un capteur, un lien vous sera fourni qui vous permettra de les consulter à tout moment.
Une première vague d’installation de capteurs a été réalisée par l’équipe de recherche en juin puis octobre 2024. Deux autres vagues d’installation sont prévues au printemps 2025 puis à l’automne 2025. L’équipe de recherche souhaite désormais équiper prioritairement les zones dépourvues de capteurs afin d’obtenir un maillage homogène. Alors si vous êtes intéressé et que vous résidez dans les espaces encadrés en jaune sur la cartographie ci-dessous n’hésitez pas, le site que vous proposerez les intéressera certainement !

Quels sont les objectifs de cette recherche ?
Construit en partenariat avec le Parc naturel régional de Brière et financé par la Mission pour les initiatives transverses et interdisciplinaires du CNRS, le programme MITI·PLUM (pour “Mitigation de la pression lumineuse”) s’inscrit dans une démarche de science citoyenne et poursuit un objectif d’amélioration de la qualité environnementale de votre territoire-milieu de vie. Grâce aux données récoltées en continu par le réseau de capteurs, l’équipe de recherche expérimentera un outil d’aide à la décision en temps réel prenant en considération les facteurs d’aggravation de la pollution lumineuse (par exemple la couverture
nuageuse), les enjeux écologiques, avec un focus sur les oiseaux migrateurs, et les marges de manœuvre liées à l’acceptation par les habitants de mesures de réduction de l’éclairage public à fine échelle.
Suivez en temps réel l’évolution du réseau de capteurs et les données collectées via la carte interactive.