L’élevage en Brière

L’élevage extensif est une activité indispensable à l’équilibre du milieu marécageux. Une gestion conciliant valeur économique, entretien et conservation des milieux, garantit la pérennité de ces paysages.

La gestion pastorale en marais indivis

 Si certaines zones ne sont plus exploitées, plus pâturées, laissées à elles-mêmes, les roselières font leur apparition, des arbres peuvent se mettre à pousser, ce qui “ferme” le marais et fait disparaître peu à peu les prairies humides . Pour celles présentant de forts enjeux environnementaux, notamment pour des espèces remarquables telles que les Guifettes, les Limicoles, les Anatidés ou, côté flore, le faux Cresson de Thore, les agriculteurs et leurs animaux sont indispensables.
En contrepartie, l’État et l’Europe attribuent des aides financières sous forme de contrats « MAEC », à la Commission syndicale de grande Brière Mottière, qui les reverse aux éleveurs.

Un document règlementaire

Pour soutenir les activités d’agriculture extensive sur le marais de manière bien organisée, il existe un outil très utile : le plan de gestion pastorale. Ce document répertorie les 40 unités pastorales disponibles et indique le ratio d’animaux à respecter par parcelle. 
Élaboré par le Parc naturel régional de Brière en concertation avec la Commission syndicale de grande Brière Mottière, le plan de gestion pastorale permet d’avoir une vision bien organisée, cadrée pour ces surfaces exploitables limitées. Chaque année, une réunion permet d’attribuer les parcelles en veillant à concilier les demandes de chaque éleveur dans le marais indivis.

Une transhumance en barge sur les canaux

L’élevage en marais est très spécifique. Les premières bêtes sont transportées sur le marais en avril, voire en mai ou juin en fonction du niveau d’eau. « Lorsque le niveau d’eau est particulièrement élevé (comme durant l’hiver 2019-2020) l’acheminement des animaux sur site est retardé », constate Christophe Orain, garde de Brière. « Nous chargeons les animaux sur la grande barge où je peux faire monter jusqu’à 20 petites génisses ou 15 bovins adultes. J’ai aussi une petite barge multifonctions pour l’assistance sanitaire : si un bête a besoin de soins, je la ramène rapidement à son propriétaire. Les vaches sont laissées pendant 6 mois en liberté au cœur du marais. Certaines restent sur la même zone, d’autres passent d’une parcelle à l’autre. Elles savent très bien nager et suivent la plus expérimentée. Dès qu’on accoste, ces gourmandes se dépêchent de descendre pour aller brouter. On sent qu’elles aiment aller sur ces prairies ». Elles y resteront jusqu’à la mi-décembre si les niveaux d’eau le permettent.

©C_Poiraud

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