Le frelon à pattes jaunes, aussi appelé « frelon asiatique à pattes jaunes » ou « frelon asiatique », porte le nom scientifique Vespa velutina. En France, c’est la sous-espèce Vespa velutina nigrithorax qui est présente.
D’où vient-il ?
Originaire d’Asie, il a été introduit accidentellement en France dans les années 2000, probablement via des poteries importées de Chine. Depuis, il s’est largement répandu sur tout le territoire, et continue son expansion en Europe.
Quel est son mode de vie ?
Tout comme l’abeille domestique, le frelon à pattes jaunes vit en colonie organisée, composée d’une reine (femelle reproductrice), d’ouvrières (femelles stériles) et, en période de reproduction, de mâles et de futures reines, appelées « fondatrices » au printemps. La reine ne vivant qu’une année, la colonie est abandonnée à la fin de la saison.
Le frelon à pattes jaunes se distingue des autres espèces locales par un cycle de nidification particulier : il construit deux types de nids au cours de l’année. Le nid primaire, actif de mars à juillet-août, est généralement installé à faible hauteur, près des habitations ou sous des abris discrets (haies, greniers,…). À partir d’août, la colonie abandonne ce premier nid pour en construire un secondaire, souvent perché en hauteur, au sommet des arbres. Ce nid secondaire, bien plus imposant, peut abriter jusqu’à 500 futures reines fondatrices, chargées d’assurer la reproduction de l’espèce l’année suivante. Chaque année, les fondatrices essaimant jusqu’à 80 km permettent l’expansion géographique de l’espèce.
Les nids, fabriqués à partir de fibres de bois, présentent une ouverture latérale caractéristique.

Quels impacts ?
Une menace pour les ruchers :
- prédation forte sur les colonies d’abeilles domestiques
- pertes économiques pour les apiculteurs
Un risque pour les habitants :
- attaque en cas de proximité avec son nid
- risque accru pour les personnes sensibles
Comment le reconnaître ?
- plus petit que le frelon européen
- thorax noir
- pattes jaunes aux extrémités
- abdomen brun avec une seul bande orangée

Comment lutter contre cette espèce ?
Le piégeage de printemps raisonné, une méthode sélective
Il s’agit du moment clé pour capturer les reines avant qu’elles ne fondent une colonie.
Comment piéger en minimisant l’impact sur la biodiversité ?
Le piégeage n’est pas un acte anodin. Aucun piège, même sélectif, n’est sans risques pour l’entomofaune. Les préconisations qui suivent doivent être scrupuleusement respectées afin de limiter l’impact du piégeage sur la biodiversité.
- Utiliser des pièges sélectifs (avec un appât inaccessible aux insectes)
- Piéger seulement jusqu’à la mi-mai. Après cette date, les reines frelon ne sortent plus de leur nid, et beaucoup d’autres insectes pollinisateurs se feraient capturer.
- Éviter les pièges type “piège bouteille” qui ont un impact important sur la biodiversité et tuent de nombreux pollinisateurs sauvages.
Quels pièges utiliser ?
Les pièges doivent être les plus sélectifs possibles. Le plan national frelon recommande d’utiliser 3 modèles spécifiques, qui sont des pièges à sélection physique de type nasse, équipés de cônes d’entrée, avec une séparation entre l’appât et la partie de captures afin de retenir les fondatrices et ouvrières frelon à pattes jaunes en laissant échapper un maximum d’espèces non-cibles. Il s’agit à ce jour des pièges de printemps suivants :


J’ai trouvé un nid, que dois-je faire ?
Les nids doivent être signalés à la mairie ou au référent local qui s’assurera qu’il s’agit bien d’un nid de frelon à pattes jaunes puis qui contactera un désinsectiseur assermenté.
Retrouvez plus d’informations relatives à la lutte contre le frelon à pattes jaunes sur le site du Groupement de Défense Sanitaire (GDS) Loire Atlantique via ce lien. Pour toutes questions, vous pouvez contacter le GDS via cette adresse mail : gds44@reseaugds.com .
Comment réagir en cas de piqûre ?
En cas de piqûre et de réaction allergique (malaise, difficulté à respirer, …) appelez le 15 ou le 112.