Bilan positif pour le Projet Alimentaire Territorial 2021-2024

Lancé en septembre 2021, le « Projet Alimentaire Territorial Presqu’île, Brière, Estuaires » a pris fin en septembre 2024. Bilan de la démarche en 5 points-clés.

Labellisé par le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, le « Projet Alimentaire Territorial Presqu’île, Brière, Estuaires » avait pour objectifs de favoriser l’accès de tous à une alimentation saine, locale et durable, et de soutenir une agriculture locale, viable et respectueuse de l’environnement. Comment ? En rapprochant notamment producteurs, transformateurs, distributeurs, collectivités territoriales, associations et consommateurs. Voici l’essentiel à retenir de ce premier Projet Alimentaire Territorial (PAT).

1. Le pari gagné de l’intercollectivité

Le « Projet Alimentaire Territorial Presqu’île, Brière, Estuaires » a été porté collectivement pendant 3 ans, de 2021 à 2024, par :

En seulement 3 ans, une véritable dynamique de territoire a été amorcée sur les 35 communes concernées. « Établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), communes, Parc naturel régional de Brière et partenaires : chacun a pu apporter sa contribution et présenter des résultats opérationnels comme davantage de foncier préservé pour l’agriculture ou des rapprochements entre communes pour reprendre en main la préparation des repas des scolaires, etc. Les partages et retours d’expérience ont fortement enrichi le territoire, les élus communaux ont souvent travaillé ensemble », explique Éric Provost, président du Parc naturel régional de Brière. Au total, plus de 200 acteurs du système alimentaire local ont été mobilisés et, surtout, les 4 collectivités ont décidé de poursuivre l’aventure jusqu’en 2030, avec un deuxième PAT lancé en ce début d’année !

2. Une forte mobilisation

Au-delà des acteurs du système alimentaire local, c’est un écosystème entier qui a été mis en action, avec un fort engagement de tous dans la durée, y compris du grand public. Des changements de pratique ont pu ainsi être amorcés, créant une certaine émulation sur le territoire :

3. Une meilleure compréhension du système alimentaire local

Par ailleurs, grâce à ce premier PAT, les collectivités ont acquis une meilleure compréhension du fonctionnement du système alimentaire local pour une alimentation saine et durable, notamment :

  • de la restauration collective : une enquête menée fin 2021-début 2022 dans les 35 communes a permis d’éclairer les pratiques de la restauration scolaire (au total, 16 000 repas par jour) : cuisine sur place, approvisionnements, lutte contre le gaspillage, éducation alimentaire, etc.
  • de la logistique et de la transformation alimentaire sur le territoire : avec des structures très différentes mais complémentaires, du MiN de Nantes à l’outil  kiosque paysan pour la logistique, ou encore de l’usine Frais Émincés de Pontchâteau à la légumerie La Fée au Duc de Saint-Herblain (atelier d’insertion professionnelle qui transforme des légumes bio locaux) en transformation alimentaire ;
  • de la précarité alimentaire : comprendre le fonctionnement des solidarités alimentaires et quels sont les acteurs du territoire à mobiliser.

4. Une approche par grappes territoriales

Autre particularité de ce premier PAT : l’approche par grappes territoriales en matière de logistique et d’approvisionnement. Concrètement, il s’agit de construire une logistique à une échelle microlocale pour certaines filières : par exemple, quand un partenariat est noué entre un maraîcher et un chef de cuisine de la restauration collective, l’objectif consiste alors à mobiliser d’autres établissements (autres restaurants collectifs, de la crèche à l’EPHAD, restauration commerciale, épiceries…) du même secteur géographique afin d’optimiser et de massifier les tournées du maraîcher. Cette approche favorise le décloisonnement des débouchés et le partage des contacts fournisseurs.

5. La restauration scolaire, une belle réussite

Selon Éric Provost, président du Parc naturel régional de Brière, une des réussites de ce premier PAT concerne la restauration scolaire : « Afin de proposer une restauration scolaire saine et de qualité avec une forte part de produits locaux, nous avons créé des outils pour faciliter la mise en lien avec les fermes du territoire. Nous avons aussi accompagné les communes dans leurs pratiques responsables (lutte contre le gaspillage, éducation alimentaire) ». Résultat : 100 % des restaurants scolaires sur le territoire travaillent aujourd’hui au moins avec un producteur local (pommes, lentilles, yaourts, viande ou légumes) et un véritable réseau de cantines engagées s’est créé !

De façon globale, le bilan de ce premier PAT est positif et la mobilisation des communes a été remarquable. L’aventure se poursuit avec le deuxième PAT lancé en ce début d’année, tant il est vrai que changer de culture et de paradigme (par exemple, se passer de concombre en hiver) prend du temps. Et les défis restent nombreux, comme réduire les précarités alimentaires ou embarquer les grandes et moyennes surfaces (GMS), ainsi que la restauration commerciale !

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